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Cette semaine dans nos villages : Saint-Fortunat!

Bienvenue à Saint-Fortunat

 

 

 

 

 

 

 

Bienvenue à Saint-Fortunat

Secteur touristique: Région de Thetford

Population: 270

Superficie : 75,52 km2

Située entre Victoriaville et Thetford Mines, cette municipalité, est insérée au creux d'une vallée panoramique sur la montagne chevauchée de doux vallons. Ce territoire au paysage grandiose est souvent comparé à la Suisse. St-Fortunat est surtout reconnu pour son resto-bar qui offre des spectacles très colorés ! Consultez la programmation et allez-faire votre tour !

En toutes saisons, la Tour d'observation de St-Fortunat permet à ses visiteurs de faire une agréable balade et d'apprécier chacun des éléments géomorphologiques tout le long du sentier jusqu'au sommet. Venez à la Tour pour vos activités familiales, un pique-nique, une randonnée pédestre ou pour admirer le paysage !

Principal attrait: 

Musée de la Matchitecture (Musée et Centre d'interprétation)

Tour d'observation de St-Fortunat
Un lieu unique pour la plus haute tour d'observation de la région. D'une hauteur de 15,24 mètres, cette tour permet l'observation des panoramas environnants que plusieurs comparent à ceux de la Suisse.

Particularités et localisation :
Ouvert en tout temps et gratuit
Au coeur de la municipalité de Saint-Fortunat

À lire:

Un texte d'André Désiront publié dans la Presse

Le village des Appalaches aux airs faussement endormis

Un peu d'histoire..

Le Municipalité de Saint-Fortunat ou Municipalité de St-Fortunat, au compté de Wolfe, diocèse de Sherbrooke, est une des trois paroisses du canton de Wolfestown, Saint-Julien et Saint-Jacques-le-Majeur étant les deux autres. Le village de St-Fortunat est à vingt-quatre kilomètres de Disraëli. Les premiers établissements dans cette partie du canton datent de cent cinquantes ans.

Nicolas Montour

En faisant le précis, la demie nord-ouest avait été octroyé à Nicolas Montour le 14 août 1802. La territoire de St-Fortunat s'étend quelque peu dans cette partie, l'église étant fixée sur le no 9 au VIIe rang. tout le canton comprend onze rangs de 28 lots cacun. Maintenant, nous nous demandons qui était ce Nicolas Montour É Un brasseur d'affaires qui, pour un certain temps, au moment de la dilapidation des terres sous Shore Milnes, acquit la noblesse de l'argent vers 1800. Il était né probablement dans la région de Detroit vers 1760. A 24 ans, c'est-à-dir en 1784, il entre dans un société qui devint la Compagnie du Nord-Ouest, formée pour la traite des fourrures. En 1802, les promoteurs de cette compagnie furent gratifiés chacun de 15,000 acres de terre, un quart de canton: Simon McTavish dans Chester, Benjamin Jobert dans Halifax, William McGillivray dans Inverness, Nicolas Montour dans Wolfestown, Isaac Todd dans Leeds, Joseph Frobister dans Ireland, John gregory dans Arthabaska.

Nicolas Montour qui devait être un coureur de bois cherchant la fourrure, avait, comme les autres fait dans la compagnie, un mise de fonds comportant 16 actions de $2,000.00 chacune, ce qui faisait déjà un joli capital. Il tira d'imposants bénéfices de la compagnie et en 1790 il vendit ses intérêts;il acquit un commerce de spiritueux à Montréal et aussi la Montreal Distillery; il mena la vie large au fameux club Beaver. Protestant, il maria le 17 février 1798 Geneviève Wills, une catholique, devant un ministre anglican; il eurent quatre enfants: Horatio, célibataire; Mélinda internée parce qu folle; Caroline mariée

Ls Edouard Kimber de Nicolet, puis à Toussaint Biron, Julie Elise, épouse du Dr Charles Mailhot. En 1895 Nicolas Montour avait acheté la seigneurie de la Pointe-du-Lac; en 1897, une partie du fief de Pierreville; en 1898, la seigneurie de la Rivière David et des maisons à Montréal; député de Saint-Maurice de 1796 à 1800, il fit construire un manoir à la Pointe-du-Lac et, anglifié, baptisa sa seigneurie du nom de Woodlands. A ce moment, au faîte de la gloire, il devait poséder des valeurs pour une centaine de mille piastres. Mais trop hardi, il commença à s'endetter et quand il mourut le 6 août 1808, il laissa bien peu à sa veuve. L'inventaire de ses biens fait par le notaire Joseph Papineau dura deux ans. Nous trouvons, comme appartenant à la succession un quart du township de Wolfestown, Madame Montour du vendre tous les biens immeubles pour régler les dettes de son mari. Elle mourut en 1832. En 1820 la partie du canton de Wolfestown concédée à Nicolas Montour appartemait à la Banque de Québec; ce fait, chose curieuse, déterminera plus tard le choix de Saint-Fortunat comme patron de la paroisse.

Premiers établissements en 1856

Les pionniers de St-Fortunat se sont introduits dans le canton en même temps que les pionniers de Saint-Julien, vers 1856, de sorte que dix ans après, ils étaient assez nombreux pour réclamer un mission. Ils avaient été visitée par M. Milchior Bernier, de Saint-Ferdinand d'Halifax, et par M. Napoléon Leclerc-Francoeur, de Saint-Julien. C'est M. Francoeur qui y établit une mission régulière en 1867. Un question est pendante à ce moment. M. Bernier soutient qu'il n'y a pas de place pour deux paroisses dans Wolfestown; M. Francoeur dit oui. Alors, le 27 juillet 1871, Mgr A. taschereau délègue M. Antoine Racine, curé de Saint-Jean, Québec, dans le canton de Wolfestown. Il s'y rend le 12 août et il se prononce favorablement à l'ouverture d'une seconde paroisses dans le canton et, en passant à Saint-Ferdinand, il rallie M. bernier à son avis... Il dit bien qu'il s'agit de la partie ouest du canton -- l'est étant à Saint-Julien -- où il y a 90 familles en état de bâtir prochainement.

Première chapelle

La première requête adressée à Mgr l'archevêque de Québec, il n'y a pas encore de diocèse de Sherbrooke, est du 28 octobre 1871. Le requérants exposent: 1) leur désire d'avoir une paroisse dans un partie de Wolfestown; 2) il y aurait 94 familles dans le territoire projeté; 3) ces familles n'appartiennent à aucune paroisse; elles ont été desservies par les curés de Saint-Ferdinand et de Saint-Julien; elles sont à 6 kilomètres de l'église la plus rapprochée; elles veulent construire un chapelle immédiatement. Cette requête porte 89 signatures recueillies par Luc Gosselin et Stanislas Laitres. Il y a des Demers, Lafrance, Lavanture, Paquet, Côté, Boucher, Lemay, Martineau, Aubin, Dubois, Simoneau, Croteau, etc...

Le 20 novembre M. Antoine Racine est de nouveau délégueé pour vérifier la requête; il se rend le 13 décembre 1871 chez le sieur Damase St-Pierre sur le VIIe rang. D'après son procès verbal: 1) Il y a 88 bonnes signatures sur la requête; 2) le territoire de la nouvelle paroisse serait de 5 à 3 milles de front sur 8 kilomètres de profondeur; 3) il y a dans ce territoire 94 familles ou 518 âmes; 4) elles sont desservies actuellement par les curés de Saint-Ferdinand et de Saint-Julien; 5) elles sont à 6 kilomètres de Saint-Julien; "J'ai fixé l'église sur le no 9 au rang VII, terre de Pierre Bédard; chapelle en bois de 50 x 40 x 16 pieds, avec sacristie de 25 x 30 x 9 pieds." Dans une lettre en date du 16 décembre l'abbé Racine suggère le nom de Saint-Fortunat comme patron de la nouvelle paroisse, en l'honneur de Sir Narcisse Fortunat Belleau, lieutenant-gouverneur, directeur de la Banque de Québec, laquelle possède des lots dans les limites de la paroisse, les lots de Nicolas Montour. Il s'agit de St Fortunat, diacre, compagnon de saint Achille, diacre et de saint Félix, prêtre, martyrs et apôtres de Valence, dont la fête se célèbre le 23 avril. L'érection canonique de la paroisse était déjà faite depuis le 3 décembre 1871; l'érection civile est du 13 avril 1872 et l'érection de la municipalité de paroisse est du 1er janvier 1873. M. Francoeur a hésité quelque peu à bâtir la première chapelle; il voudrait une bâtisse plus petite, plus confortable et qui deviendrait le premier presbytère par la suite; dans une lettre il suggère aussi le nom de Saint Fortunat comme patron. Le 21 octobre 1873, il demande la permission de bénir la chapelle, d'y faire les offices les dimanches et fêtes, de faire les sépultures dans le nouveau cimetière, de bénir les linges du culte. Il semble donc qu'à cette date la mission était passablement organisée. Une requête du 3 octobre 1875 demande un prêtre résidant; cette requête porte 98 signatures recueillies par Simon Lamontagne et Luc Gosselin; ell expose que la chapelle est complétée, mais la sacristie est en construction; il n'y a pas de presbytèrel La réponse à cette requête fut: "au printemps 1876."

Premier curé M. Paul Côté

Le premier curé de St-Fortunat fut M. Paul Côté. Né à Saint-Hyacinthe en 1851, il étudia au séminaire de l'indroit et fut ordonné prêtre en 1875; vicaire à Saint-Romuald de Farnham, curé de Saint-Fortunat du 1er octobre 1876 au 7 septembre 1879; de Saint-Julien (1879-1904).

 

Bonne découverte de Saint-Fortunat!

Sarah Moore

conseillère en communications

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