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Cette semaine dans nos villages : Sainte-Agathe-de-Lotbinière

 

 

 

 

 

 

 

Bienvenue à Sainte-Agathe-de-Lotbinière

Population: 1177

Secteur touristique : Lotbinière 

Au sud de la MRC de Lotbinière, dans la région de Chaudière-Appalaches, sillonée par plusieurs petits cours d'eau, se trouve une municipalité au passé riche en souvenirs, mais résolument tournée vers l'avenir. Sainte-Agathe-de-Lotbinière, faisant également partie du circuit touristique des chemins historiques Craig et Gosford.

Principaux attraits:

Sainte-Agathe-de-Lotbinière

"Lorsque nous parcourons ce petit coin de notre pays qui est notre paroisse; lorsque nous nous promenons dans nos forêts de résineux et de bois francs, dans nos érablières; lorsque nous contemplons ces belles rivières qui coulent entre des rives escarpées et se précipitent en des chutes aux eaux écumantes, ou serpentent au milieu de plaines paisibles; Iorsque tout au long de nos dix rangs, nous admirons les prairies et les pâturages, les potagers et les plates-bandes de fleurs, les parterres moelleux et les longues rangées d'arbres d'ornement; lorsque nous passons devant les maisons coquettes où vivent, dans une modeste aisance, d'honnêtes familles de chez nous; lorsque nous traversons dans toute son étendue, notre belle paroisse de Ste-Agathe, centrée autour du haut clocher de son église, nous ne pouvons que ressentir un sentiment de fierté à la pensée que cette paroisse est la nôtre et que nous y avons vu le jour.

Plusieurs d'entre nous, peut-être, ne connaissent pas l'histoire des humbles débuts de la paroisse de Ste-Agathe. Ils ignorent que nos ancêtres, emportant sur leur dos toutes leurs possessions, se sont défriché un passage à travers l'épaisse forêt, ont abattu les premiers arbres pour se construire un abri, puis ont travaillé sans relâche, d'une clarté à l'autre, pour repousser la forêt et se préparer une terre cultivable. Hélas! Oui, le souvenir de ces pionniers, au coeur généreux et au courage à toute épreuve, se perd dans l'immense abîme de l'oubli."

Ce texte est une description romancée que M. Albert Gagné, historien amateur, a écrit dans l'avant-propos du livre du centenaire de Saint-Agathe en 1953.

SITUATION GÉOGRAPHIQUE

La paroisse de Ste-Agathe est située en partie dans le comté de Lotbinière et en partie dans le comté de Mégantic.

Le comté de Lotbinière faisait autrefois partie du comté de Buckingham, aujourd'hui disparu, qui comprenait cette partie de la province de Québec qui est bornée au nord par le fleuve St-Laurent, à l'est par le comté de Dorchester et à l'ouest par une étendue de terrain connue sous le nom de Seigneurie de Sorel. Le comté de Buckingham avait été érigé en comté le 7 mai 1792 et formait jusqu'en 1829 l'une des 27 divisions électorales du Bas-Canada. Ce collège électoral avait droit à deux députés, et c'est en 1829 que le comté de Lotbinière en fut détaché.

La paroisse de Ste-Agathe est formée d'un territoire de forme irrégulière de 14 milles dans sa plus grande profondeur par 8 milles de largeur, pris en partie sur le haut de la Seigneurie de Ste-Croix ainsi que sur celle de Beaurivage et en partie sur les cantons de Leeds et de Nelson.

Elle a été détachée de la paroisse de St-Gilles, et est entourée des paroisses de St-Patrice, St-Sylvestre, St-Jacques de Leeds, St-Athanase d'Inverness, Ste-Anastasie de Lyster et St-Octave de Dosquet, autrefois Methot's Mills. C'est là que se trouvait la station des chemins de fer du Canadien National qui desservait la paroisse de Ste-Agathe, située à environ neuf milles du sud.

HISTORIQUE

La seigneurie de Beaurivage fut concédée le 1 er avril 1738 par le marquis de Beauharnois et par Gilles Hocquart, respectivement gouverneur et intendant de la Nouvelle France, à Gilles Rageot sieur de Beaurivage et négociant de Québec. Elle fut ensuite vendue à Alexandre Fraser pour la somme de 250 livres, par les deux fils de Gilles Rageot de Beaurivage à savoir Gilles-Joseph et Louis-Étienne. Alexandre Fraser n'avait qu'un fils qui décéda accidentellement le 25 juin 1791. Il légua tous ses biens à son petit-fils Walter Davidson. Celui-ci n'étant âgé que de 10 mois, c'est son père, Arthur Davidson, avocat, qui fut chargé de faire fructifier l'héritage.

La seigneurie passa ensuite aux mains d'Arthur Ross le gendre de Davidson, et successivement de père en fils à A.R. Ross et A.D. Ross. Ce dernier en fut le propriétaire pendant 20 ans et il la légua à sa femme, Mary Simpson-Ross. Le colonel W.A. Lewis a hérité de toutes les possessions de Mme Ross. Cette seigneurie a longtemps été appelée la Seigneurie Ross.

Le 16 janvier 1637, la Compagnie de la Nouvelle-France concédait à Jean Beauvais, commissaire de marine du Panet, une étendue de terre d'une lieue de front sur le fleuve St-Laurent, au lieu dit Platon Sainte-Croix, par dix lieues de profondeur. Cette concession en fief et seigneurie était destinée aux Ursulines qui devaient venir s'établir à Québec quelques années plus tard. Ce fut le 12 septembre 1646 que le Père Jérome Lallement, jésuite, fondé de procuration des Ursulines, prit possession de la seigneurie accordée à M. Beauvais pour le bénéfice des Ursulines.

De la seigneurie de Ste-Croix, nous connaissons l'aveu et dénombrement du notaire Dulaurent, en date du mai 1737. Ce document contient la liste de tous les censitaires de la seigneurie à cette date. Ce sont: Joseph Houde, Charles L. Bergeron, François Dubois Lafrance, Noël Houde, Guillaume Roignon, Simon Lemay, Gervais Grenier, Jean-Baptiste Houde, Joseph Biron, Étienne Biron, François Sylvestre, François de Nevers, Louis Hamel, Jean Hamel, Joseph Gautier, Jean- Baptiste Gautier, Joseph Grenier et Charles Hamel. Les Ursulines furent propriétaires de la seigneurie de Ste-Croix jusqu'en 1923.

Les terres du canton de Nelson, faisant partie des terres incultes de la Couronne, furent concédées par ordre en Conseil le 18 novembre 1803 aux miliciens qui avaient servi sous le colonel comte Dupré au siège de Québec en 1775-1776. Le canton de Nelson est dans le comté de Mégantic.

Le premier chemin construit à l'intérieur des terres fut le chemin de Craig (aujourd'hui la route no 269) ainsi nommé en l'honneur de James Henry Craig alors gouverneur de la Nouvelle France. La construction de ce chemin a débuté en août 1810 et dès 1811 une diligence pouvait faire le trajet Québec-Boston en hiver seulement, car en été le chemin était trop cahoteux. On quittait Québec le lundi matin et on arrivait à Boston le samedi. Les chevaux étaient remplacés tous les jours, tout le long du trajet.

C'est à partir de cette route que fut construit le premier chemin qui se dirigeait vers le territoire qui devait formait plus tard, la paroisse de Ste-Agathe. Ce chemin a longtemps été nommé Harvey Hill ou encore chemin des Mines parce qu'il partait de la mine de Harvey Hill, située au sud du Craig et traversait ce dernier pour se diriger vers Ste-Agathe que l'on nommait dans le temps, terrain des Mères ou encore Canton de Ste-Croix parce que ce terrain faisait partie de la seigneurie de Ste-Croix, concédée aux Ursulines le 12 septembre 1646.

Ce chemin avait été ouvert aux prospecteurs pour leur permettre de trouver des gisements de cuivre ou d'autres métaux. On peut lire dans Mines et Canada qu'il y eut dans ces années beaucoup de prospections dans les environs dans le but de trouver des gisements importants. Le tout a été abandonné et la mine Harvey Hill fut fermée définitivement en 1899.

Suite à la construction de ce chemin, quelques colons en ont profité pour s'établir et s'adonner à l'agriculture.

Ce sont surtout des irlandais qui se sont regroupés le long de ce chemin. Encore dans les années 1950, plusieurs personnes l'appelaient le rang des Irlandais. Un autre indice qui nous prouve que c'est la partie de la paroisse qui s'est développée la première, c'est que l'on a établi une commission scolaire et on l'a nommée commission scolaire no 1 ou commission scolaire des Irlandais. Elle comprenait deux écoles, la première étant construite à l'intersection du rang St-Michel et du chemin des Mines. L'autre école était située à environ deux milles plus au nord, sur le même chemin.

Quelque temps plus tard, un autre chemin était ouvert, c'était le chemin Gosford. Cette route était demandée depuis 1830 par les colons du canton de Nelson et de la Seigneurie de Ste-Croix, au gouverneur et à l'assemblée législative du Bas-Canada. Le 9 janvier 1838 le gouverneur Archibal Acheson de Gosford en ordonna la construction et ce chemin devait relier à Québec les cantons de Nelson, Inverness, Halifax, Wolfton, Ham, Weedon, Westbury et Ascot.

Les travaux de construction ont débuté la même année. Les jeunes hommes qui y ont travaillé étaient logés, nourris et payés 0.50 $ par jour.

À ce moment là le territoire qui devait former plus tard la paroisse de Ste-Agathe, comptait déjà 63 familles pour 522 âmes dont 219 de langue française et 303 de langue anglaise, et 1 763 acres étaient en culture. Archibal Acheson, Lord de Gosford, est né le 1er août 1766 en Irlande, fils aîné d'Arthur Acheson, premier comte de Gosford. Il épousa à Londres Mary Sparrow qui lui donna un fils et deux filles. Il décéda le 27 mars 1849. C'est en 1807 qu'il abandonne son siège à la Chambre des communes britannique pour succéder à son père à titre de 2e comte de Gosford. En 1811 il fut élu à la Chambre des Lords. Quoique protestant, il défendit énergiquement les catholiques d'Irlande. Il prit la tête du gouvernement du Bas-Canada le 24 août 1835.

Ce n'est que plusieurs années plus tard que l'on a eu un chemin de sortie vers Methot's Mill (Dosquet) pourtant le seul endroit où l'on pouvait recevoir de la marchandise et voyager par le train. La ligne de chemin de fer Grand Trunk, qui passait par Methot's Mill, venait de Longueuil et se rendait jusqu'à Lévis. Il faut se rappeler qu'il n'y avait pas de pont pour traverser le fleuve à cette date là.

Il y avait bien un petit sentier de tracé dans la forêt qui nous permettait de voyager à pied ou à dos de cheval, mais pas en voiture. C'est le 23 août 1862 que le Conseil municipal de Ste-Agathe fait la demande au Ministre de l'Agriculture pour la construction d'une route qui partirait de Methot's Mill pour se diriger vers Ste-Agathe et de là se joindre à la route déjà existante pour se rendre à la mine de cuivre de Harvey Hill. La demande a été adressée au Ministre de l'Agriculture tout simplement parce qu'à cette époque il n'y avait pas de ministère de la voirie ou des transports, et que les routes servaient principalement au développement de l'agriculture.

La demande du Conseil a certainement été bien accueillie car la construction a débuté la même année. On avait séparé la route par sections que l'on octroyait au plus bas soumissionnaire. La somme totale des coûts fut de 41 livres, 16 shillings, obtenue du gouvernement par l'entremise du député M. H. Joly. Le surveillant des travaux était Télesphore Goulet.

Bonne visite à Sainte-Agathe!!

Sarah Moore- 

Conseillère en communications

 

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