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Cette semaine, dans nos villages : Saint-Sylvestre

Situé au sud de la MRC de Lotbinière, Saint-Sylvestre vous séduira par ses montagnes et ses magnifiques paysages au fil des saisons. Une ancienne base militaire surnommée "le radar" du Mont Sainte-Marguerite suscite un intérêt particulier.








Saint-Sylvestre 

La description du maire:

Situé au sud de la MRC de Lotbinière, Saint-Sylvestre vous séduira par ses montagnes et ses magnifiques paysages au fil des saisons. Une ancienne base militaire surnommée "le radar" du Mont Sainte-Marguerite suscite un intérêt particulier.

Principalement en milieu agricole, Saint-Sylvestre sait se démarquer par ses nombreuses érablières avec plus d'un million d'entailles, ou il fait bon déguster ses délicieux produits à saveur d'érable.

Mario Grenier, maire

Secteur de la Chaudière-Appalaches : Lotbninière

Population : environ 1000 habitants

Les armoiries 

Principaux Attraits

Les Ruchers DJF, Le miel d'Émilie (Miellerie)
Cabane à sucre du Père Normand (Cabane à sucre)
Cabane à sucre Napert inc. (Cabane à sucre)
Domaine du Radar (Raquette)
Club des Montagnards de Saint-Sylvestre Inc. (Relais de motoneige)

Saint-Sylvestre c'est aussi..

Un peu d'histoire...

La seigneurie de Beaurivage fut la dernière des dix seigneuries du territoire de Lévis-Lotbinière à être concédée. Le 1er avril 1738 elle fut attribuée à M. Gilles Rageot, négociant de Québec, par le gouverneur de l'époque, le marquis de Beauharnois.

La seigneurie fut vendue en 1782 à M. Alexander Fraser, pour la somme approximative de 2 000 dollars. Le nouveau propriétaire était un ancien capitaine du 84e régiment d'infanterie de l'armée anglaise et déjà seigneur de la Martinière et de Vitré, seigneuries voisines de la Beaurivage. Le seigneur Alexander Fraser donna la seigneurie de Beaurivage à son petit-fils, Walter Davidson, le 25 juin 1791. Ce garçon était âgé d'à peine 10 mois au moment de la donation. C'est donc son père, M. Arthur Davidson, avocat à Montréal, qui administra la seigneurie jusqu'en 1807.

En 1810, le gouverneur James Craig faisait construire par l'armée la route qui allait porter son nom et devenir une voie importante reliant Québec et Boston (portion de l'actuelle route 269). Son intention, non cachée, était d'attirer ici les colons loyalistes des États-Unis. En 1815, au moment où les demandes d'amélioration du chemin de Craig étaient nombreuses, des habitants de Ste-Marie en Beauce ont adressé une requête aux commissaires de la voirie afin qu'un lien routier soit construit entre leur paroisse et le chemin. Le projet fut accepté rapidement et une route d'une longueur de 12 milles fut construite (portion de l'actuelle route 216). D'abord route d'hiver, le nouveau chemin est devenu carrossable pour la période estivale dès l'été 1817.

En 1819, à la demande du seigneur Davidson, l'arpenteur Demers divise en lots le territoire le long du chemin de Craig dans le secteur de ce qui deviendra St-Sylvestre. Dès 1820, une cinquantaine de lots sont concédés aux nouveaux pionniers. En 1821, l'arpenteur Demers poursuit son travail le long du chemin de Ste-Marie, qui deviendra les rangs Ste-Marie ouest et Beaurivage. Il lotit ensuite la route du Moulin et le rang St-Patrice.

En 1825, après la mort accidentelle de M. Walter Davidson, son beau-frère, M. David Ross, acquiert la seigneurie de Beaurivage. Comme son prédécesseur, il favorisera l'établissement de nouveaux colons dans la seigneurie. Son fils, Arthur Ross, en hérite à son tour et fait construire vers 1845 le manoir qui porte son nom dans l'actuelle paroisse de Saint-Patrice.

Les colons qui sont venus s'installer sur le territoire de ce qui deviendra Saint-Sylvestre sont de diverses origines : canadienne française, irlandaise, écossaise, anglaise et allemande. Certains d'entre eux proviennent du territoire adjacent de Saint-Gilles; d'autres arrivent de la région de Québec; enfin certains pionniers sont des immigrants en provenance des vieux pays. On relate que le paysage de montagnes et de vallons rappelait aux immigrants anglophones les paysages de leurs pays d'origine.

L'abbé Michel Dufresne, alors curé de Saint-Nicolas, desservant les missions environnantes jusqu'aux « petites montagnes » depuis 1822, adresse à Mgr Panet une demande pour constituer en paroisse ces colons résidants dans la région la plus éloignée de sa cure. La paroisse de Saint-Sylvestre a été érigée canoniquement le 26 novembre 1828 et ses registres sont ouverts en 1829. Cette nouvelle paroisse comptait 1000 lots; 581 étaient concédés et occupés par 700 habitants dont 475 étaient catholiques. La première chapelle est construite en 1831.

La tradition rapporte que le nom de Saint-Sylvestre fut donné à la paroisse à cause de son éloignement. à l'époque, ses lots semblaient être le bout du monde de la colonisation. L'archevêque de Québec, monseigneur Plessis, dans une lettre qui remonte à 1823, propose alors de lui donner le nom du dernier saint du calendrier, soit Sylvestre Ier, pape de 314 à 335, fêté le 31 décembre, dernier jour de l'année. Ainsi en décida Mgr Panet.

Dans sa totalité, la seigneurie Beaurivage comptait environ 1 500 habitants en 1830.

La municipalité de Saint-Sylvestre est érigée civilement le 11 juillet 1835.

Il n'y a pas que des catholiques sur ce territoire. Entre 1830 et 1850 trois autres chapelles recevront les fidèles de foi protestante, anglicane, méthodiste, et presbytérienne.

Le meurtre de Robert Corrigan, en octobre 1855, suite à une dispute lors d'une exposition agricole, a fait, évidemment, les manchettes dans toute la province.

En 1862 la chapelle catholique fit place à une belle église qui reçut ses cloches en 1867.

La paroisse de Saint-Patrice est créée et se détache de Saint-Sylvestre en 1871, suivie de Saint-Séverin en 1872.

à la demande de la paroisse, les Soeurs du Bon-Pasteur ouvraient le 15 septembre 1873 le « Petit couvent des Montagnes ». Au fil des ans l'établissement grandit et on comptait 135 élèves en 1950. Le développement de l'école publique amènera la fermeture du couvent en 1968.

Le 27 mai 1914 le feu détruit l'église construite en 1862. L'année suivante elle est reconstruite au même endroit, en utilisant une partie des pierres originales et son clocher reçoit trois nouvelles cloches : un DO pesant 4 300 livres, un MI de 2 100 livres et un SOL de 1 250 livres.

Les préoccupations des résidants des rangs étant souvent différentes de celles des résidants du village, ceux-ci demandent et obtiennent l'incorporation du village en 1919. Les deux entités seront de nouveau fusionnées le 10 avril 1997.

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